Mes débuts dans la compétition


Mes débuts. A 10 ans j'ai participé à ma première course à pied (la Course du Soleil) à Sierre où j'étais scolarisé, et je l'ai remportée devant 150 enfants de mon âge. Dès ma première participation à des championnats de Suisse, un an plus tard, je glanai le titre champion suisse en catégorie Ecoliers C.

Où habitais-tu enfant?

D'abord à Paris où je suis né, puis à Lausanne pendant la durée des études de droit de mon père, ensuite en Valais. J’habitais en plaine à Sierre et passais une partie des vacances à Ayer dans le Val d’Anniviers.


Comment en es-tu venu à la course à pied?

Par mon père, je devais avoir 9 ans. J’ai vite compris que j’avais des facilités physiques puisque j’ai gagné la première course à laquelle j'ai participé, puis les suivantes. Mon père m’a aussi initié au ski de fond, que j’ai pratiqué jusqu’à l’âge de 16 ans.


Et tu remportais aussi les épreuves de ski de fond?

Non, pas toutes! J'étais compétitif au niveau valaisan mais pas vraiment au niveau national. Il me manquait la technique (j'habitais en plaine à Sierre et n'avais pas assez l'occasion de m'exercer sur les skis) et la force à cette époque notamment dans les poussées des deux bâtons. Comme ma croissance fut tardive, ce handicap physique pendant l'enfance me pénalisait sur les parcours plutôt plats . Ceci dit, ce sport magnifique m'aurait beaucoup plu et parfaitement convenu une fois la croissance passée, car j'ai toujours apprécié les changements de rythme qui sont très fréquents en ski de fond.


Quand as-tu débuté le ski alpinisme?

A mon retour en Valais en novembre 2001 j’ai rencontré Jean-Daniel Masserey, alors membre de l’équipe nationale et 3x second à la Patrouille des Glaciers. C’est lui qui m’a conduit sur les skis, dès le début décembre. Comme je n’avais jamais pratiqué, il m’a prêté du matériel. C’est aussi lui qui m’a incité à participer à une compétition de Vertical Race (montée sèche) trois mois plus tard avec son ancien matériel : j’y ai terminé 2ème.

Jean-Daniel Masserey - Wikipedia


Quand tu étais enfant, gagnais-tu les compétitions auxquelles tu participais ?

J’ai toujours eu des prédispositions sur tous les terrains, surtout sur le long, en faisant plutôt bonne figure sur le demi-fond aussi (2’58’49 sur le 1000m à 12 ans et 8’22’15 sur 3000m à 18 ans). Sur les distances courtes, je ne gagnais pas toujours au niveau national. Sur les longues distances, par contre, je précédais assez largement tous ceux de ma catégorie d’âge.


D'où vient cette facilité sur les épreuves de plus longues distances?

C'est inné. J'ai couru 3h42 à Sierre-Zinal à 10 ans presque sans entraînement. Plus tard, pendant mes années de compétition, j'ai rarement effectué des sorties à ski de randonnée ou en course à pied de plus de 2h. Pourtant, plus les montées duraient et plus j'étais fort.


Pratiquais-tu d'autres sports pendant ton enfance?

Oui, je jouais tous les mercredis et samedis après-midi au football ou au hockey sur terre avec les voisins du quartier. J’appréciais tellement ces sports collectifs qu’il m’arrivait fréquemment de sécher la séance de course à pied prévue: je disais à mon père que j’allais courir alors qu’en réalité je pratiquais ces sports avec mes copains…


Pourquoi as-tu arrêté la compétition à l’âge de 19 ans, alors que l’avenir semblait prometteur ?

Pour plusieurs raisons : d’abord je me suis souvent blessé (déchirures ligamentaires à la cheville et aux adducteurs, tendinite d'Achille), notamment en jouant au football ; ensuite, j’ai entamé mes études. Ces deux éléments combinés m’ont conduit à cesser l’entraînement et, corollaire, la compétition. De plus, j'étais plus intéressé à faire la fête et à sortir le soir à cette époque...

Pourquoi as-tu décidé de revenir dans le milieu de la compétition 15 ans plus tard ?

Je n’ai jamais cessé de faire du sport comme hobby: fitness, aérobic, ski, vélo, tennis notamment. Après des années d’études et d’activité professionnelle, le besoin de faire davantage de sport s’est fait ressentir. Le fait de revenir en Valais et d’habiter à Nendaz ont aussi joué un rôle important dans cette décision: le Valais offre moins de distractions que les villes dans lesquelles j'ai vécu, mais une nature incomparable dont il faut profiter!


As-tu des regrets d'avoir arrêté ta carrière pendant 15 ans?

Pas vraiment. Cette longue pause m’a permis d’avoir un autre regard, plus critique, sur le sport que je relativise. Elle m’a aussi permis de m’accomplir sur d’autres plans. Sportivement, il est par contre évident que j’ai manqué mes meilleures années.

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